Comment finance-t-on une MLC?

1/ Extraits des débats (mars 2013)

Pour lancer la Roue, qui comprend maintenant 160 adhérents et 55 prestataires, 15 personnes ont versé au départ 15 euros chacun. Un imprimeur a fait gratuitement les billets. Les cotisations sont de 5 à 20 euros. Maintenant avec 160 adhérents et 55 prestataires, 22000 roues sont en circulation pour 7000 euros stables à la NEF. Ils n’ont pas de subvention. Sur le site, une carte permet de situer tous les commerçants ainsi que les lieux de permanence.

A Roanne, la Commune a été mise en place aussi sans subvention.

Au bout d’un certain temps on peut estimer qu’une part des euros de réserve ne servira jamais à reconvertir de la MLC et qu’elle peut être utilisable.

Mais il y a des divergences sur la nécessité d’un fonds de garantie. D’un côté il est important d’être en relation avec les trésoriers payeurs, la Banque de France… pour ne pas faire n’importe quoi. Mais on exige des fonds de réserve à 100% pour les MLC alors que les banques n’ont besoin que d’une garantie beaucoup plus faible.

 Et pour le Sol Violette?

 Le plus gros financement du Sol Violette de Toulouse provient de la mairie : 120 000 euros (soit 45% du budget) . Il y a aussi des financements privés et les cotisations des adhérents. Une centaine de personnes sont à l’origine du projet -et pas seulement la mairie de Toulouse- même si le soutien de la mairie est vite arrivé.

Le Sol Violette fonctionne avec des salariés: 3,5 équivalents temps plein et 3 services civils, plus l’élu de la mairie chargé de l’ESS. Leur travail comprend 3 pôles : vie associative (éducation populaire…), prestataires, solistes ; ainsi qu’un ½ poste pour les tâches administratives.

 Si la mairie changeait et ne versait plus de subventions, l’association pourrait continuer à financer les salariés mais rien d’autre. Il faudrait compenser avec les deux autres sources de financement. Il n’y aurait plus de financement pour les maisons de chômeurs. Sinon le reste du financement de la mairie n’est pas fléché et va dans le budget global.

 Les salariés ne sont pas payés en SOL étant donné que l’association n’en reçoit pas et que l’on ne peut pas créer des SOL pour cela puisque l’équivalent en euros doit exister.

 Le SOL Violette est un peu dérogatoire par rapport aux autres SOL par le fait qu’il soit d’abord une démarche citoyenne plutôt que centrée sur les entreprises de l’ESS.

 

Comment est-ce que cela se passe par rapport aux collectivités locales ?

Certains projets refusent les subventions. D’autres y recourent en considérant que c’est le rôle des collectivités locales, que c’est l’argent des citoyens. Environ une trentaine de projets ont un financement de collectivités locales. La région Rhône-Alpes donne 300 000 euros de subvention répartis sur une quinzaine de projets.

Sur l’Hérault, quand les municipalités s’impliquent c’est pour donner un coup de pouce sur le plan social.

Attention à ces financements car, en cas de dépendance, tout peut s’arrêter avec une nouvelle majorité.

2/ Fonctionnement de la doume

Décisions adoptées lors de l’assemblée générale du 29 mars 2014:

Sachant:

* qu’un petit budget tourne autour de 5000 euros, qu’un salarié implique un « gros budget » difficilement compatible avec des financements participatifs

* qu’il est souhaitable de ne pas trop attendre pour ne pas démobiliser et pouvoir « montrer les billets »

* que certaines MLC se sont éteintes faute de moyens trop modestes,

un accord est adopté pour démarrer avec un budget modeste d’ici fin 2014 mais en préparant d’ores et déjà les dossiers de financement  conditionnant l’intégration d’un salarié.

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