Pourquoi utiliser la doume?

Les personnes qui  utilisent la doume et celles qui participent à son développement le font pour des raisons initiales qui peuvent varier mais qui se complètent et s’enrichissent les unes les autres. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la doume que de mettre en lien un ensemble de personnes, de professionnels et d’organisations qui ne se connaissent pas forcément  mais trouvent un intérêt commun à utiliser cette monnaie locale du fait de son vaste potentiel d’action.

Pourquoi utiliser la doume?

Se réapproprier la monnaie

Alors que la monnaie est un outil initialement destiné à faciliter les échanges de biens et de services, une grande partie des monnaies nationales est utilisée pour la spéculation au dépends de l’économie réelle et de l’intérêt des populations. Elles participent ainsi à l’accroissement des inégalités, de la pauvreté et des désastres écologiques.

A l’inverse, l’objectif de la doume est de redonner à la monnaie sa vocation essentielle d’outil économique au service du bien commun. L’utiliser au quotidien offre des moyens concrets pour agir en faveur d’une transition économique, écologique, sociale et démocratique.

Son usage favorise une appropriation citoyenne de l’économie. Elle incite à réfléchir à ce qu’est cet argent que nous utilisons tous les jours sans bien savoir d’où il vient, comment il est créé , où il va quand nous le dépensons… Elle a ainsi une valeur pédagogique importante pour la compréhension de la finance, de l’économie et des vraies richesses.

Cette réappropriation citoyenne de la monnaie est encore plus concrète pour ceux qui depuis 2013 participent à construire cette monnaie locale. Il a fallu définir collectivement ses valeurs et objectifs, ses différentes modalités de fonctionnement, ses aspects pratiques, la faire connaître et adopter aussi bien par les utilisateurs-consommateurs que par les professionnels, mettre en place des groupes locaux,  entamer des démarches de partenariat auprès d’autres organisations et de collectivités locales…

La diversité des tâches à accomplir permet à chacun de contribuer à sa manière à ce projet collectif, tout comme le processus démocratique ouvert favorise la participation à son élaboration et à son développement futur.

Promouvoir des pratiques responsables sur le plan écologique

Nous souhaitons intégrer en priorité dans notre réseau des professionnels ayant des pratiques responsables sur le plan environnemental. Nous voulons soutenir leur développement en les faisant connaître des utilisateurs de la doume, particuliers et professionnels. Ceux qui ne sont pas encore dans cette démarche sont incités à faire évoluer progressivement leurs pratiques dans ce sens (plus de détails ici).

La doume ne circule que dans le Puy-de-Dôme et favorise ainsi une économie locale : les professionnels du réseau sont à la recherche de fournisseurs locaux de biens et de services pouvant accepter les doumes qu’ils ont reçues en paiement de leurs clients, d’où une réduction des transports de marchandises et donc des gaz à effet de serre.

Du fait de la composition du réseau de professionnels, l’utilisation de la doume incite à changer ses modes de consommation et à faire ses courses de préférence dans des petits commerces et sur les marchés, plutôt que dans les supermarchés dont l’essentiel des marchandises sont importées et qui ont causé la disparition de nombreux producteurs locaux.et magasins de proximité. L’objectif est de maintenir et développer le maillage de commerces dans les quartiers et les villages, ce qui est favorable à la réduction des trajets des consommateurs mais aussi à l’emploi et à la dynamique de la vie locale.

Chaque fois qu’un utilisateur de la doume change ses euros en doumes, les euros sont conservés dans un fonds de réserve placé à la NEF, organisme de finance éthique qui n’octroie des crédits qu’à des projets ayant une plus-value environnementale, sociale ou culturelle. L’utilisation de la doume soutient ainsi leur développement.

Quel est l’intérêt si j’achète déjà bio ou localement?

Si vous avez déjà une  consommation responsable, achètez localement, bio, dans une AMAP etc., vous pouvez avoir du mal à saisir l’intérêt d’utiliser la doume.  Celui-ci réside dans le fait qu’un paiement en doume multipliera l’effet positif de votre consommation responsable:

D’une part, utiliser la doume prolongera votre démarche responsable au-delà de votre acte d’achat en incitant le professionnel qui la reçoit à la dépenser lui-même chez un autre professionnel du réseau partageant vos valeurs. L’objectif est que cette circulation interne au réseau se poursuive le plus longtemps possible, chaque transaction signifiant un supplément de richesse profitant au développement d’une dynamique économique locale de qualité et créatrice d’emplois.

D’autre part, l’équivalent en euros que vous avez donné au comptoir de change va alimenter un fonds de réserve destiné à garantir la reconversion des doumes en euros pour les professionnels du réseau quand ceux-ci ne peuvent pas utiliser toutes les doumes reçues en paiement. Mais une partie importante de ce fonds reste stable, n’étant pas utilisé pour les reconversions. Ce dépôt peut ainsi être utilisé par la NEF, la banque éthique où il est déposé, pour participer au financement de projets à plus-value écologique, sociale ou culturelle. De plus, nous étudions actuellement la possibilité d’utiliser une partie de cette épargne pour acquérir des parts de deux structures locales qui partagent nos valeurs: Combrailles Durables et Terre de Liens.

Ainsi au-delà de votre démarche individuelle, utiliser la doume permet de participer à un projet collectif qui par son effet incitatif sur les changements de comportements et par les nouveaux échanges qu’il permet entre utilisateurs, entre utilisateurs et professionnels ou partenaires, entre ces derniers eux-mêmes, permettent d’accroître les potentialités de transformation mises en œuvre séparément.

Le nombre fait la force et les liens créés permettent d’accroître les capacités de résilience individuelle et collective (résistance aux chocs internes et externes, qu’ils soient  économiques, écologiques etc.).

La doume ce n’est pas que pour les « bobos »

Un des objectifs des membres de l’association est que la doume ne soit pas réservées aux familles aisées mais puisse être utilisée par tous. C’est ainsi que nous tenons à inclure dans le réseau des prestataires qui proposent des produits à prix limités.

La doume peut paraître « bobo » car associée à la consommation de produits bio dont l’association encourage le développement. Mais le réseau des prestataires est plus étendu et va au-delà des boutiques bio. D’autre part, une consommation bio en cohérence avec un mode de vie général plus sobre et évitant les gaspillages est compatible avec un budget modeste.  Un approvisionnement en vrac ou directement auprès des producteurs permet aussi de rendre ces produits abordables.

Acheter chez des petits commerçants de proximité peut sembler aussi trop cher par rapport aux prix pratiqués dans les grandes surfaces. Cela peut être trompeur si la recherche de prix toujours plus bas s’accompagne d’une tendance à remplir son chariot d’achats inutiles. Le « trop cher » est aussi à relativiser si cela correspond à une marchandise de qualité et à un travail rémunéré à son juste prix. De plus, à bien y regarder, les prix des petits commerces peuvent être tout à fait raisonnables, en particulier si on s’attache à consommer des produits de saison et non transformés.

Si sur- coût il y a, il est aussi possible de choisir de l’assumer et de l’intégrer à son budget, d’autant plus que s’approvisionner près de chez soi évite le coût du transport, voire celui de l’achat d’une voiture.

Enfin, l’enquête  ethnographique menée  entre octobre 2014 et mai 2015, dans le Puy-de-Dôme, sous la direction d’ Emilie Ramilien,  a révélé que la plupart des individus qui se sentent fortement contraints au niveau des pratiques de consommation (contraintes de ressources la plupart du temps, d’accès et de temps), mais aussi au niveau de leur liberté de choix et d’action, se montrent enthousiastes à l’idée qu’une monnaie locale puisse leur permettre de se réapproprier leur territoire  et de reprendre le contrôle sur un espace collectif confisqué.

Afin d’aller plus loin:

  • Un des  projets de l’association est de participer à l’éducation à une consommation plus raisonnée en partenariat avec d’autres associations. Elle concerne tous les milieux sociaux, la sur-consommation et la mal-consommation pouvant d’ailleurs être plus importantes quand les revenus sont aisés.
  • L’association recherche aussi les moyens de pouvoir proposer des conditions de change euros-doumes  bonifiées, c’est-à-dire permettant de recevoir plus de doumes que d’euros échangés, ce qui n’a pas pu encore être mis en place.
  • Nous souhaitons nouer des partenariats avec des organismes à vocation sociale qui pourraient donner des doumes à leurs bénéficiaires,  démarche qui participe à sortir de l’assistanat en allant au-delà de la distribution de colis  tout en fléchant l’utilisation de cette monnaie vers une consommation responsable.

Pour en savoir plus:

Quel est l’intérêt pour moi?

Utiliser la doume c’est mettre mon comportement en accord avec mes idées. C’est un artifice, un coup de pouce qui incite à acheter localement.

C’est une solution pour agir, au lieu me plaindre en disant que le monde va mal et que le système financier dysfonctionne mais sans rien faire.

C’est participer à un rêve, à un processus expérimental, un laboratoire où l’on peut tester de nouvelles manières de faire.

C’est être partie prenante d’un mouvement qui vient de la base, des simples citoyens, et qui permet d’agir à la base, au quotidien.

Est-ce que cela ne contribue pas ainsi au sentiment de bonheur?

Quel est l’intérêt pour les professionnels?

Pour un professionnel, faire la démarche d’accepter la doume en paiement doit correspondre d’abord à une affinité vis-à-vis des valeurs de l’association,  qu’elles se traduisent déjà dans ses pratiques professionnelles ou qu’il soit prêt à faire évoluer celles-ci progressivement.

Un des premiers enjeux est ainsi souvent de trouver le moyen d’utiliser les doumes reçues par ses clients. Ceci l’amène naturellement à rechercher des fournisseurs de biens et de services de proximité appartenant déjà au réseau de la doume ou susceptibles d’y entrer. Une autre solution est de verser en doumes  une partie de son salaire (ou de celui de ses employés s’ils en sont d’accord) , ce qui l’incitera à réfléchir à la cohérence de son propre mode de consommation comme pour tout utilisateur de la doume.

Accepter la doume c’est en soi manifester son engagement dans un processus citoyen. Cet engagement est reconnu par les autres membres de l’association, d’où leur désir de soutenir ces professionnels au-delà de la simple relation marchande.  Cela se traduit par un sentiment de confiance mutuelle et des clients plus réguliers et fidélisés.

Les utilisateurs de la doume sont en effet à la recherche de professionnels près de chez eux où ils seront contents de dépenser leurs doumes, d’où de nouveaux clients potentiels, qui pour certains ont besoin de ce coup de pouce pour dépasser des réticences ou des a priori souvent injustifiés.

Etre prestataire de la doume aide à faire connaître aux habitants la qualité de ses pratiques professionnelles et à les valoriser.

Cela peut aussi avoir un effet incitatif auprès des autres professionnels du quartier ou du village et créer une émulation positive entre eux que ce soit en développant des échanges économiques entre eux ou en essayant d’améliorer ensemble leurs pratiques.

Plus il y aura de professionnels motivés par la démarche dans un village ou un quartier, plus cela incitera les habitants à faire de préférence leurs courses sur place,  au lieu de prendre leur voiture pour tout acheter dans les supermarchés.  Cela contribue directement à dynamiser l’économie la plus proche de chez soi en réorientant le pouvoir d’achat des consommateurs.

Ainsi peut se créer un cercle vertueux bénéfique à tous et à la qualité de la vie locale.

Projets en cours:

Outre sa recherche permanente de nouveaux professionnels pouvant entrer dans le réseau, l’association a actuellement plusieurs projets en direction des professionnels:

  • Repérer les métiers et fournisseurs qui manquent sur le territoire et favoriser leur implantation.
  • Essayer d’aider les professionnels du réseau qui se trouvent dans une situation économique difficile.

Cela complique la vie?

Bien que reconnaissant les intérêts de la doume, certaines personnes ne franchissent pas le pas en disant que son utilisation est trop compliquée pour eux.

Pour les utilisateurs-consommateurs, le principal problème est de ne pas avoir un comptoir de change ou des prestataires suffisamment proches de chez eux. Il faut cependant vérifier de temps en temps sur la carte des prestataires du site doume.org s’il n’y a pas un nouveau prestataire ou un nouveau comptoir de change dans son quartier ou proche de son lieu de travail ou d’activité.  Ensuite chacun peut essayer de voir avec les commerçants qu’il fréquente s’ils connaissent la doume et s’ils ne pourraient pas l’accepter. C’est parce qu’ils en auront entendu parler à diverses occasions que les professionnels commencent à s’intéresser à la démarche. Si c’est le cas, il suffit de contacter le groupe local le plus proche de manière à ce que quelqu’un puisse aller les rencontrer et répondre à leurs questions et peut-être les faire adhérer au réseau. Peut-être accepteront-ils aussi d’être comptoir de change…

Pour les professionnels, la gestion de ce nouveau moyen de paiement lors de l’encaissement en magasin nécessite simplement d’avoir un endroit pour ranger les billets de doume, que ce soit dans un compartiment de la caisse principale ou dans une enveloppe, voire une petite caisse à part. Au niveau de la comptabilité elle-même, les sommes payées en doumes peuvent être entrées comme si elles l’avaient été en euros.

Le vrai enjeu est de trouver comment les dépenser. Les professionnels peuvent se verser en doumes une partie de leur salaire ou de celui de leurs employés s’ils sont d’accord. Mais le plus intéressant serait qu’au moins un de leurs fournisseurs accepte la doume et il faut donc commencer par leur en parler. Il est aussi possible de trouver un nouveau fournisseur de marchandises ou de services dans le réseau des professionnels acceptant la doume  en consultant le site doume.org. Les membres du groupe local sont aussi là pour aider dans ces recherches.

Certains professionnels sont trop juste au niveau trésorerie pour conserver des fonds en doumes en attendant leur utilisation. Ils ont toujours la possibilité de les rapporter à un comptoir de change pour qu’elles soient reconverties en euros et virées sur leur compte bancaire.

Certes l’utilisation de la doume demande quelques efforts mais avec la contrepartie d’avoir la satisfaction de participer à une démarche novatrice et porteuse de transformations positives pour son territoire et plus largement pour la société. Ces difficultés devraient s’atténuer progressivement au fur et à mesure du développement de la circulation de la doume:

  • L’extension du réseau des professionnels multipliera les lieux où dépenser des doumes pour les utilisateurs qu’ils soient consommateurs ou professionnels.
  • L ‘augmentation du nombre de clients payant en doumes relativisera les difficultés matérielles de gestion.
  • Nous sommes sans cesse à la recherche d’améliorations et à l’écoute des propositions qui peuvent nous être faites: n’hésitez pas nous les communiquer! Vous pouvez d’ailleurs utiliser l’espace de commentaires ci-dessous pour cela.

Nous avons besoin de diversité monétaire

La doume n’est pas en concurrence avec l’euro dont elle ne peut remplacer tous les usages. L’euro possède des avantages indéniables au niveau de sa facilité d’utilisation et ce dans toute la zone euro. Utiliser la doume peut donc paraître un retour en arrière et un frein aux échanges. Mais la doume permet un usage complémentaire à celui de l’euro afin de répondre à des besoins qui ne peuvent être assurés par l’euro et favoriser certains types d’échanges.

L’euro est conçu pour faciliter les échanges internationaux mais est inadapté pour agir  au niveau du développement d’un territoire ou de la transition écologique et sociale. La doume par contre a cette capacité.

L’euro a des usages spéculatifs et de thésaurisation que nous voulons éviter avec la doume. La spéculation s’est développée de manière exponentielle avec la libéralisation de la circulation des capitaux et le développement des techniques informatiques et d’internet qui permettent même maintenant du trading haute fréquence. Ces paramètres sont volontairement absents avec la doume, limitée au réseau de professionnels du Puy-de-Dôme et circulant sous forme de billets, à un rythme humain.

Quant à la thésaurisation c’est l’accumulation de monnaie dans un objectif de profit. Cette pratique accentue les baisses d’activité économique en bloquant la circulation de masses importantes de monnaie en période d’incertitude, le manque de liquidité et de financement ayant des conséquences autoréalisatrices négatives sur l’économie. Le mécanisme utilisé classiquement par les monnaies locales pour éviter la thésaurisation est la fonte, c’est-à-dire la nécessité de payer un petit pourcentage de la monnaie locale encore en sa possession à une date ou un délai donnés pour pouvoir continuer à l’utiliser.  Nous avons choisi de ne pas inclure de fonte pour la doume pour les raisons décrites ici.

Historiquement, l’utilisation d’une seule monnaie n’est pas la règle.  Plusieurs types de monnaies étaient utilisées de manière complémentaire en fonction des différents  types d’échanges et de la proximité ou de l’éloignement des partenaires. Comme dans beaucoup de domaines, nous avons perdu cette diversité qui est pourtant utile pour répondre à des besoins variés mais aussi parce qu’elle offre des outils pour mieux résister aux perturbations économiques que ce soit pour les entreprises ou les populations (comme par exemple avec  WIR en Suisse créé en 1934,  en Argentine dans les années 90 ou en Grèce maintenant).

En participant à créer petit à petit un réseau d’entreprises locales  se fournissant les unes des autres, fréquentées par des consommateurs qui en sont des clients fidèles, on construit un ensemble économique plus autonome et solidaire, et donc plus résilient, c’est-à-dire résistant face aux chocs et aux crises, quelles que soient leurs natures (économiques, énergétiques, écologiques…).

Ca ne va pas assez loin?

  • Cela ne nuit pas encore aux traders mais ça y contribue.

Certes les monnaies locales ne représentent qu’une petite partie de la monnaie qui circule et ne nuisent donc pas directement à la spéculation qui capte plus de 90% de la monnaie.

Cependant elles ont un effet symbolique qui n’est pas à négliger. Un billet de monnaie locale est une sorte de bulletin de vote utilisé au quotidien par de plus en plus de citoyens du monde entier, justement en opposition à cet accaparement de la monnaie, et plus largement de l’économie et de nos sociétés par un système financier cupide et générateur de crises.

Les monnaies locales ont aussi un effet pédagogique. Leur développement s’accompagne d’une diffusion d’informations sur le fonctionnement de la monnaie et du système monétaire par les membres des associations qui les portent mais aussi par les médias qui s’y intéressent de plus en plus.

En devenant de plus en plus important et visible, ce mouvement critique participe à faire pression sur les élus pour qu’ils prennent les mesures  nécessaires pour limiter le pouvoir de la finance, l’inaction devenant de plus en plus inacceptable par leurs électeurs.

  • Il faudrait qu’elle soit indépendante de l’euro.

Les SEL (Système d’Echange Local) organisent des échanges de biens et de services avec des unités complétement indépendantes de l’euro et basées en général sur le temps. Ils existent depuis les années 90 en France et ont beaucoup de valeurs communes avec les monnaies locales complémentaires. Ils ont l’avantage de développer la convivialité, l’entraide et la solidarité. Ils permettent de valoriser toutes les compétences à égalité et d’acquérir des biens ou de bénéficier de services quels que soient ses revenus en euros.

Les systèmes d’échange indépendants des monnaies  nationales se développent de manière très importante en situation de crise économique ou monétaire. Cela a été le cas par exemple en Argentine avec le crédito dans les années 90 ou actuellement en Grèce. Ils permettent d’améliorer les conditions de vie au quotidien en cas de chômage massif ou quand l’inflation des prix ou la chute de la monnaie officielle ne permettent plus de faire face aux dépenses courantes.

Pour ce qui est de la situation actuelle, les échanges dans le cadre d’un SEL, d’un troc, ou tout simplement de manière amicale et sans contrepartie sont bien sûr à encourager. Mais quand ce n’est pas possible, utilisons en priorité la doume plutôt que l’euro!

 

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