Assemblée générale du 28 mars 2015

Compte-rendu et documents préparatoires de l’ AG annuelle de l’association qui s’est déroulée samedi 28 mars 2015 ) partir de 17h15 à la salle Poly à Montferrand .

Cette AG a le statut d’Assemblée Générale annuelle. Comme telle elle comporte le bilan financier annuel et le rapport d’activités, ainsi que l’élection des membres du collectif d’animation.

Nous avons en effet besoin de renouveler la composition de celui-ci pour tenir compte des nouvelles fonctions liées au lancement de la doume (en particulier la désignation de gestionnaires de la doume, distincts des trésoriers de l’Adml63) ainsi que d’assurer une représentation des différents groupes locaux maintenant actifs.

Par ailleurs, nous y avons débattu en particulier des réticences que nous rencontrons chez certains professionnels qui hésitent à entrer dans le réseau et des solutions que nous pouvons y apporter, à la lumière des retours des groupes locaux et des réunions de professionnels que nous souhaitons organiser avant cette assemblée générale. Les modalités du taux de reconversion de 5% ont en particulier été rediscutées et adaptées.

Ordre du jour

17 h 15 : accueil.
De 17 h 30 à 18 h 30 : Bilan annuel et projet d’orientation :
 Bilan financier de l’Année 2014 + bilan de la journée de lancement.
 Bilan d’activité
 projet d’orientation (3 axes : développement du réseau, partenariats, règlement intérieur)

Résumé bilan financier ADML63 au 31 décembre 2014

Bilan d’activité et projet d’orientation

Appel à candidature et élection du Collectif d’Animation à bulletins secrets (on peut rayer, on est élu si on a les 2/3 des voix

liste provisoire de candidats au Collectif d’Animation

De 18 h 30 à 19 h 30 : Discussion en grand groupe sur la modulation éventuelle du taux de reconversion.

Taux de reconversion Texte pour l’AG de mars 2015

19 h 30 à 20 h : buffet rapide !

20 h à 20 h 30 : Présentation par Ariane et Nicolas du résultat du travail des universitaires autour des enquêtes sur la représentation de la monnaie et des pistes conseillées pour une communication adaptée aux divers publics.

Voir les documents de ce groupe de travail ici: http://adml63.org/qui-sommes-nous/groupes-de-travail/doume-et-communication/

20 h 30 – 21 h 30 : A partir de ces données, travail en ateliers tournants autour de la question : « Que faire maintenant pour essayer d’étendre le réseau (utilisateurs+prestataires) ? »

21 h 30 – 22 h : Retours et détermination de sujets à traiter par des groupes de travail.

Compte-rendu de l’Assemblée Générale

du 28 mars 2015

Présents : 37 adhérents à 18 h 30, un peu plus à 19 h 30, un peu moins à 21 h. + 5 ou 6 autres personnes accompagnantes.

I Bilan d’activité et projet d’orientation.
Danielle Nadal lit le texte envoyé aux adhérents quelques semaines auparavant (voir PJ). Pour résumer l’Adml 63 est très contente de son action jusque-là, vu que le nombre d’adhérents (455) et le nombre de prestataires (80) ne cesse de croître depuis le 17 janvier, jour du lancement. L’assemblée demande une comparaison avec les autres monnaies locales de France : réponse, seul l’Eusko (pays basque) a plus d’utilisateurs et de prestataires, c’est donc un bon signe pour la doume. A la question « est-ce qu’il y a des monnaies locales qui disparaissent ? », la réponse est oui et non, il y a des débuts de projets qui avortent et des monnaies déjà lancées qui stagnent, telle la Mesure à Romans. Le succès n’est donc pas gagné d’avance.
A noter que d’autres projets sont en train de naître dans le Massif Central : les bassins de Vichy, de Retournac et de Bourganeuf ont fait appel à nous pour que nous fassions part de notre expérience.
A noter aussi que nous avons demandé aux Finances Publiques de nous reconnaître comme « association d’intérêt général » et que nous avons été déboutés une première fois puis en appel ; la première fois l’argument était que nous étions une « association fermée », la deuxième fois c’est parce que l’intérêt économique n’est pas inscrit dans les cas prévus par la loi. Evidemment ça aurait fait un précédent vu que nous étions la première MLC à demander ce titre, nécessaire pour que les dons et cotisations à une association soient déduits de la déclaration de revenus. Dommage !

Ce bilan se termine avec la liste des blocages possibles : pour l’instant il n’y a pas assez de prestataires pour qu’il soit facile de faire circuler la doume, et les adhérents, bien que tous les jours plus nombreux, ne participent qu’en tout petit nombre à la vie du réseau. D’où les axes du projet d’orientation pour l’année à venir :
Continuer d’étendre le réseau :
 des prestataires, en essayant de lever les freins éventuels (d’où la discussion à suivre sur le taux de reconversion)
 des partenaires
 des adhérents actifs
Et parallèlement élaborer un règlement intérieur qui permettra de mieux définir et équilibrer les fonctions et de fluidifier la communication.
Pour tout cela l’éclairage de nos partenaires universitaires (à l’intérieur du projet « recherche-action » financé par le Conseil Régional) va être précieux.

(le bilan d’activité ne soulève aucune objection)

II- Bilan financier de 2014 et budget prévisionnel. (Astrid Ursem, trésorière)
Nous sommes une des rares MLC à s’être lancée sans aucune subvention ! Malgré cela, malgré les frais d’édition des billets et des nombreux autres documents informatifs, malgré le faible montant des cotisations, et sans aucun gain sur les reconversions (il n’y a eu comme reconversion jusque-là que 932 doumes reconverties à taux zéro le jour du lancement), le solde est positif à la fin de l’année 2014. Il faut bien sûr remercier chaleureusement l’association Gaïa Terre Vivante pour son don de 3000 euros, ainsi que les professionnels qui nous ont fait don gracieusement de leurs compétences (graphiste, informaticien).
Cela, en tablant sur un nombre raisonnable d’adhérents nouveaux, nous laisse les coudées franches pour l’année qui vient. (voir bilan 2014 et budget prévisionnel en PJ)
(le bilan financier ne soulève aucune objection)

III- Election du nouveau Collectif d’Animation.
Rappel de la règle : bulletins secrets, liste entre 8 et 24 candidats, on peut rayer des noms. Un candidat doit obtenir deux tiers des votes exprimés pour être élu.
Il y avait 20 candidats ( 8 de plus que l’année dernière, c’est bon signe!). Tous élus.
Liste des élus :

Bartin Jean-Michel
Binet Geneviève
Boudou Colette
Bourgoint François
Boyer Pierrette
Corpart Annette
Courbet Marie-Cécile
Crames Anne
Le Bail Hervé
Leleu Jean-Louis
Mandane Colette
Nadal Danielle
Philippe Catherine
Recorbet Gingkyo
Tellier Pascal
Torregrosa Hervé
Ursem Astrid
Verhille Damien
Vialle Clément
Wassong Laurent

IV- Remise en question du taux de reconversion
Colette présente un résumé des éléments de réflexion contenu dans le texte envoyé aux adhérents.
Le statu quo ( c’est-à-dire la règle qui voulait, pour inciter les prestataires à dépenser leurs doumes plutôt que de les reconvertir aussitôt en euros, que toute reconversion doumes-euros se fasse au taux de 95 %) est défendu par une partie de l’assistance, notamment par des prestataires déjà adhérents qui avaient accepté cette règle en toute connaissance de cause. L’idée d’une remise en cause est défendue par ceux qui vont voir les professionnels pour les faire adhérer et se heurtent à un blocage sur cette question. La discussion est acharnée ; on envisage plusieurs adaptations : taux faible, taux qui monte progressivement, taux au choix du prestataire, taux différents selon la situation de chacun (mais comment l’apprécier sans injustice vis-à-vis d’autres?)
Finalement l’assemblée finit par se ranger à l’idée que la priorité était de développer le réseau et qu’il fallait donner du temps aux prestataires pour trouver des fournisseurs en doumes, convaincre éventuellement leurs salariés, et que ce temps lèverait des inquiétudes qui n’étaient peut-être que des fantasmes. Les prestataires réticents auront peut-être changé de point de vue (la fidélisation de la clientèle, ainsi que l’augmentation du chiffre d’affaire même si on ne veut pas en faire un argument d’adhésion, jouera peut-être en ce sens.)
Donc voici la décision prise :

Reconversion possible à 100% pendant un an à compter de l’adhésion pour tous les prestataires.
A l’assemblée générale de la fin d’année, on fera le bilan à partir des données réelles et des statistiques que nous aurons alors sur les reconversions et les difficultés des prestataires, et on décidera du taux à appliquer. (peut-être en exonérer les associations à but social). Il faudra d’ici là travailler avec les prestataires pour qu’ils puissent trouver des moyens d’utiliser leurs doumes.
Bien entendu on rappellera dans une lettre à tous les prestataires que l’intérêt d’une monnaie locale ne vaut que si on la fait circuler.

V- Présentation des premières conclusions du travail universitaire accompli dans le cadre du projet recherche-action. (Ariane Tichit et Nicolas Duracka)
Ariane est maître de conférences en économie au CERDI.
Nicolas est doctorant en sciences de l’information et de la communication
Tous deux impliqués, avec d’autres départements universitaires, dans le projet « recherche-action » financé par le Conseil Régional dans le but de soutenir une innovation sociale. Notre monnaie locale a eu la satisfaction de se voir reconnue comme telle (juin 2014)

Ariane présente et commente le diaporama qu’elle avait déjà envoyé aux adhérents en vue de l’AG.
Ce premier volet repose sur les réponses (52 membres de l’ADML 63 + échantillon représentatif de la société) à un questionnaire élaboré et rempli au cours du dernier trimestre 2014.
Il a pour fonction d’analyser les freins potentiels à l’adoption d’une monnaie locale sur le territoire.
Le même questionnaire est destiné à être redéployé dans un an pour voir les différences.

(A noter qu’Ariane a eu l’occasion de présenter il y a peu ce rapport à une rencontre (journées «sur l’innovation monétaire » au Centre de recherche en Economie de Grenoble, organisée par JF Ponsot) où il a beaucoup intéressé ; il est question que « notre » questionnaire soit repris dans la région de Grenoble et/ou ailleurs, ce qui permettrait de croiser les réponses et de savoir si notre territoire est plus ou moins favorable au concept « monnaie locale » que d’autres.)

Pour ce qui est de notre territoire, il apparaît que les membres de l’ADML 63 (en septembre 2014, donc bien avant la sortie de la doume), diffèrent de la moyenne de la société puy-domoise. (voir doc ci-joint). Il y aura donc une difficulté à se faire comprendre, puisque nous ne partageons ni les mêmes conceptions ni les mêmes lieux de rencontre.

Nicolas prend la suite, en tant que spécialiste de la communication : pas la publicité ni la propagande, mais la vraie communication, définie comme une activité destinée à établir un espace commun où on peut se comprendre.
Il dit que si on introduit « brutalement » le concept de monnaie locale, on brise l’accord commun (euro = monnaie unique) et les gens s’éloignent.
Il faut donc travailler sur l’IDEOLOGIE en amont.
Il ne s’agit pas de se conformer à l’idéologie de son public mais d’être un bon traducteur. Pour arriver à faire cela il faut être sûr de son identité, donc en amont encore construire notre identité commune, ce qui ne veut pas dire nier les divergences, mais « construire les désaccords ».
Ces désaccords ne concernent pas les valeurs, mais l’appréciation de nos forces : sommes-nous assez forts pour nous ouvrir sans renoncer aux dites valeurs? Mais si nous ne ouvrons pas, ne risquons-nous pas de rester excessivement marginaux et du coup de n’avoir aucun des impacts souhaités ?

Quelqu’un dans la salle intervient et dit qu’il est désireux de formation : mot que Nicolas récuse en disant qu’il ne s’agit pas de former, mais de construire ensemble une culture commune : personne n’est capable de se mobiliser vraiment si d’abord il n’a pas de coup de cœur pour une UTOPIE.

VI- Programme pour les mois à venir.

Eric Dacheux, directeur de thèse de Nicolas et membre du collectif de chercheurs du projet « recherche-action », a envoyé ses conclusions et proposé trois pistes de travail.
 à long terme : l’éducation ; développer des actions de sensibilisation à destination de deux types de public, les scolaires tous niveaux jusqu’à l’université, et les adultes. Se mettre en rapport avec les spécialistes de ces publics (milieu enseignant, éducation populaire)
 à moyen terme : la construction interne des désaccords
 à court terme, mobiliser par cercles concentriques (se rapprocher des militants des associations proches)

Nous n’avions plus le temps d’étudier de près ces pistes, mais nous avons décidé de mettre en place deux groupes de réflexion :
1) le plus vite possible, sur la proposition de Catherine, qui sera épaulée par Walter et Danielle pour la préparation, un groupe « comment susciter la participation active de nos adhérents »?
2) sur la proposition de Nicolas qui offre ses services pour ce groupe, (mais pas avant fin mai), une réflexion autour de la communication interne et externe, qui serait préparatoire aux trois pistes proposées ci-dessus.

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