Réunion du collectif du 2 mars 2021

Réunion du Collectif ADML63
2 mars 2021 à 14 h au 96 Bd Lavoisier à Clermont-Ferrand

I- Premières impressions de Elie et Louisa

II-  organisation de l’AG du 20 mars

III – organisation du changement de logiciel
Normalement on aura « notre » Kohinos fin mars début avril.
Proposition : pendant le mois d’avril, seuls les membres du Collectif s’y inscrivent et testent les différentes fonctionnalités, qu’on peut ajuster grâce à Julien et à Stéphan. On intègre les données.
En même temps on refond le site doume.org et on voit comment les deux sites doume.org et adml63.org s’articulent.
Le 8 mai réunion de de tous les gestionnaires et contacts pour leur présenter le résultat. On bascule.
Sujets afférents :
–  Finalisation de la refonte du site adml63.org : https://adml63.lezohtml.eu : textes à relire en annexes I et II
– idée pour participation financière au Kohinos

IV- Décisions à prendre
– Changement siège social
– Documents à (ré)imprimer (guide professionnels (1000): autocollants comptoirs (100); + éventuellement : autocollant voitures ; cartons pour affichage chez distributeurs ; autocollant e-D

– Modification vidéo sur le bénévolat
– anniversaire : la Tribouille ne peut venir qu’en novembre et pour les autres points de la tournée c’est pareil. On fête le 6ème et le 7 ème anniversaire en novembre ?
– appel à projets de la métropole : 6000 € par an sur 3 ans, candidatures jusqu’au 31 mars https://www.investinclermont.eu/un-appel-a-projets-dedie-aux-entreprises-de-leconomie-sociale-et-solidaire-et-des-industries-culturelles-et-creatives/
– appel à bénévolat : on a droit à 6 annonces simultanées sur Benevolt, quelles missions et quels groupes locaux sont prioritaires ? (Danielle : ce serait intéressant de savoir où habitent ces personnes : car beaucoup de groupes locaux méritent de l’aide, y compris ceux qui devraient voir le jour : Saint-Ours/Pontgibaud et Cournon)
– Réponses aux dons
– Représentation de la doume à l’Estran
– Présence sur l’événement artistique de l’association Road Movie du 3 au 12 décembre (10h-19h) à la Chapelle des Cordeliers

– bonus social : le reproposer à celles et ceux qui ont utilisé leur enveloppe ?

V – Autres infos :
– AG Terre de liens vendredi 19 mars de 18h à 20h et visite de la ferme des Raux samedi 20 mars de 10h à 12h
– point sur comparaison Doume/ MLC en France (à partir des données du rapport Triangle)
– retour AG de la Coopérative Auvergnate d’Alimentation de Proximité (CAAP)
– Annulation foire pollen

   – et que fait-on de cet appel à projet du PAT dans le cadre du plan de relance ????

   https://draaf.auvergne-rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/AAC-projets-structurants-dans-les

   ANNEXE I

Suggestion pour amender la page « C’est Quoi »

Les crises de ces dernières années (financières, environnementales, climatiques, sociales) ont vu naître dans le monde de nombreuses monnaies alternatives, qui ont toutes leurs particularités.

La doume s’inscrit dans un mouvement particulier à la France

Depuis janvier 2015, la doume est la monnaie locale complémentaire citoyenne du Puy-de-Dôme et alentours.
Elle s’est rattachée aussitôt au réseau des Monnaies Locales Complémentaires Citoyennes de France (MLCC) et en a signé le Manifeste et la Charte des Valeurs.
Aujourd’hui le réseau compte plus de 80 monnaies en circulation.

Une monnaie locale complémentaire citoyenne de France se définit par ses aspects de:
1. Complémentarité : une MLC coexiste avec l’euro, c’est un outil parmi d’autres pour expérimenter et construire d’autres modes de vie, d’échange et de solidarité.
2. Parité : l’euro est convertible en MLC, 1 euro = 1 unité de MLC.
3. Subsidiarité : à son échelle, celle de son bassin de vie, une MLC donne la possibilité à chaque personne de re-prendre la maîtrise de son argent pour re-devenir acteur de ses choix de vie et de consommation.
(extrait du Manifeste des MLCC)

Les MLCC de France sont reconnues par la législation

Depuis 2009, le réseau des MLCC a pu faire valider  ses pratiques :

– Dans la loi  n° 201-856 du 31 juillet 2014 sur l’Economie Sociale et Solidaire, les monnaies locales complémentaires sont reconnues comme moyen de paiement ( principe des tickets restaurant, cartes cadeau etc).

L’ACPR ( bras de la Banque de France) a toléré des pratiques qui en font de vraies monnaies :
–  les MLCC peuvent avoir une forme numérique
– elles supportent le rendu de monnaie pourvu que ce soit avec la même monnaie que le paiement
– elles peuvent être reconverties en euros par les professionnels.

Elles doivent cependant circuler dans un cercle d’utilisateurs identifiés ; c’est pourquoi il faut être adhérent d’une association dont l’objet unique est la gestion de cette monnaie.

Evolutions actuelles et futures

Plusieurs solutions logicielles permettent aujourd’hui de lier monnaie papier et monnaie numérique, exactement comme l’euro. Pour l’instant le nombre de transactions numériques en une année est limité à l’équivalent de 1 Million d’Euros, sinon il faut faire une demande d’agrément auprès de l’ACPR.

Des collectivités locales, de plus en plus nombreuses, trouvent aujourd’hui des moyens de participer au réseau de la monnaie locale de leur territoire.
Des parlementaires et le mouvement SOL https://sol-monnaies-locales.org/, réseau très actif au sein du réseau des MLCC, tentent d’aller plus loin et d’inscrire cette participation des Collectivités dans la législation.

L’utilisation d’une partie du compte de nantissement (les euros qu’on a déposé en banque – éthique – pour garantir une réponse aux demandes de  reconversion en euro), apparaît de plus en plus comme une force de soutien envers les entreprises engagées dans la transition.

On réfléchit sérieusement à lier monnaies locales complémentaires et revenu de base…

ANNEXE II

POURQUOI ?
A la suite de la vidéo du Lien:
Quelques objections entendues ici ou là….

Je vais rarement au super-marché ; pour l’alimentaire, je vais sur les marchés, et je choisis les producteurs que je connais. Mes euros ont autant d’utilité que les doumes !
R : Oui, mais l’euro que vous donnez, êtes-vous sûr de ce qu’il va devenir ? Si c’est une doume, vous savez que le professionnel (et ses salariés s’ils l’acceptent) va essayer tant qu’il peut de la dépenser dans le réseau et que l’épicerie, la coiffeuse, le thérapeute qui ont de bonnes pratiques vont à leur tour en profiter, et ainsi de suite.
En fait, la doume ne crée pas d’emploi, c’est seulement une association de professionnels déjà installés.
R : Avez-vous remarqué que de plus en plus de jeunes gens,  rebutés par les méthodes managériales et le manque de responsabilité environnementale des entreprises, créent leur propre activité pour respecter les valeurs qui leur sont chères ? Ce sont eux qui viennent frapper à la porte de la doume, car ils savent qu’ils y trouveront une reconnaissance, une visibilité, une clientèle. C’est un bon départ pour eux !
D’autre part, en cherchant à fluidifier la circulation de la doume, les bénévoles repèrent les filières incomplètes et ils travaillent avec des partenaires associatifs ou institutionnels pour les reconstituer, et donc à terme, vont créer des emplois utiles, même si le processus demande quelques années.
Moi, ce que je vois, c’est que pour avoir une doume il faut un euro. Un euro qui sera évidemment déposé dans une banque, et on revient au point de départ : euro = mondialisation, spéculation, inégalités ! Rien d’alternatif là-dedans !
R : Ah oui, mais pas n’importe quelle banque ! Nous  avons mis une partie de notre compte de nantissement à la NEF, et une autre partie au Crédit Coopératif, deux banques qui entrent parfaitement dans nos critères. Elles vont faire à notre place les bons investissements qui nous plaisent.
Mais, cerise sur le gâteau, notre compte étant devenu stable depuis plusieurs années, nous nous permettons d’en prélever (fin 2020 plus de 17 000 euros) pour investir nous-mêmes dans des prêts à taux zéro aux entreprises naissantes, choisies pour leur réponse à l’intérêt général, ou des parts sociales dans des fondations comme Terre de Liens, des magasins coopératifs ou citoyens, des SCIC comme Combrailles Durables et Toi et Toits, un projet de laverie de contenants en verre…
Chaque doume que vous convertissez sert deux fois !
Si pour avoir une doume il faut un euro, et vu le surcoût des produits locaux et bio, la doume ne sera réservée qu’aux  bobos ou retraités bien à l’aise.
R : C’est exactement le genre de problème que se pose l’association, qui a écrit dans sa charte « mettre la qualité à la portée de tous ». Pas facile mais on trouve des moyens !
– soutenir la création de magasins citoyens ou coopératifs où les prix de la qualité seront très accessibles…(2017-2019)
– demander des subventions pour financer un bonus à la conversion de 50 % pour les personnes au budget contraint…(2019-2021)
– réfléchir à un système de redistribution monétaire en fonction des revenus (idée 2021)

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