Réunion du collectif du jeudi 9 avril

ADML63

Compte-rendu de la réunion du Collectif du 9 avril 2020

En confinement !

Présents : Francis  Got, Danielle Nadal,   Elisée Lozano, Angèle Dransart, Agnès Mollon, Elodie Lozano, Geneviève Binet, Cédrick Leroy-Merlet, Hervé Le Bail, Catherine Gieguen, Pascal Tellier.

I- Dispositifs pour venir en aide à nos prestataires (ayant cotisé pour 2020) qui n’ont pas de rentrées d’argent depuis le confinement.

1) Rappeler le dispositif de prêt à taux zéro pris sur le fonds de garantie, jamais encore utilisé.

Pour l’instant on maintient les conditions prévues : 4000 par personne au maximum, 5000 pour l’ensemble des prêts en activité. S’il s’avère qu’il y a plus de demandes, on réfléchira à augmenter ce seuil de 5000 euros.

2) Idée nouvelle, basée sur les possibilités que nous offre notre logiciel :

Il est très facile de faire une avance de trésorerie en doumes, sans limitation, à des professionnels sans revenu pour cause de confinement, pour qu’ils puissent consacrer leurs euros aux charges contraintes.

L’idée est de décaler d’une année la remise de doumes et le retrait de la contrepartie en euros.

On utilisera la fonctionnalité « chargement de compte de prestataire » : mais au lieu de demander en échange des doumes papiers, on leur demandera d’envoyer un/des chèque/s en euros par la Poste à un comptoir spécialement créé pour l’occasion, et géré par notre trésorier Elisée Lozano (volontaire pour recevoir les chèques, les stocker, charger en échange les comptes numériques, tenir la comptabilité du système).

Ces chèques notés « opération soutien aux prestataires « , mis dans une enveloppe spéciale, ne seront pas déposés en banque avant accord de l’émetteur.

Le prestataire choisira le nombre de chèques, leur montant, la date où il veut qu’on charge son compte….

Normalement les chèques seront encaissés un an plus tard. Mais le professionnel peut demander de les encaisser avant, tout ou partie.

Si au bout d’un an il s’aperçoit qu’il n’a pas les moyens de subir la ponction de ces chèques, le collectif et ses responsables de groupe local trouveront avec lui la meilleure solution.

Pendant toute la durée du dispositif, le prestataire bénéficiaire s’engage à ne pas demander de reconversion.

3) Pour compléter ces dispositifs et pallier les difficultés éventuelles de remboursement, une caisse de solidarité va être ouverte sur HelloAsso.

II- Dossier pour proposer le projet Kohinos au financement du Budget Ecologique Citoyen du département.

Rappel : le BEC du département propose un financement sur projets de 2 millions d’euros au total. Les conditions et le choix sont proposés à un collectif de citoyens volontaires.

Le Kohinos est la version 2 de notre logiciel, adapté pour être plus solide, libre, open-source et à la disposition des autres monnaies locales. Bien commencé par Stéphan Gelberger, financé en partie par un apport en fonds associatif de Pascal Tellier, il doit être encore finalisé par un groupe de développeurs. Budget demandé : 35500 euros.

Il faut classer notre projet dans les champs de compétence suivants :

  1  Agriculture durable et alimentation  2   Promotion  de la transition énergétique   3   Gestion durable de la ressource en eau 4  environnement  naturel exceptionnel et patrimonial  5    Solidarité  et réduction des inégalités  6   Mobilité  durable et amélioration de la qualité de l’air .

Difficile de choisir, tant une monnaie locale est transversale, mais on finit par choisir le 5 : Solidarité et réduction des inégalités. Il faut compléter le dossier en rajoutant une argumentation dans le dossier à propos de la solidarité (notamment bonus social et partenariat Mission Locale).

III- Vie du réseau national.

Le réseau national fourmille d’idées pour faire face à la crise mais souffre de dispersion et n’a pas pour l’instant d’espaces de communication. Une réunion téléphonique à laquelle assistait Angèle, proposée par Charles Lesage du mouvement SOL, a réuni 24 monnaies, ce qui est remarquable. Il a fallu bien distinguer ce qui relevait du simple échange de solutions à la crise et les outils de gestion de la monnaie.

IV – Notre fonds de réserve à la NEF ?

On en parle depuis longtemps, il faut conclure.

Avantages de la NEF : une éthique incomparable ; une convention signée avec l’ensemble des monnaies locales ; chez nous, des prêts ont été accordés à la Petite Réserve et d’autres prestataires.

Inconvénients : quasiment pas de revenu (0,05 %) ; les prêts qu’elle accorde sont plus chers que des prêts bancaires. Pas de contacts sur place.

Avantages du Crédit Coopératif, livret Codevair : un peu plus de revenus (0,25%) ; un livret destiné au développement durable. Facilité d’utiliser le capital déposé.

Inconvénient : des dérives dans le choix des financements.

Conclusion : Agnès et Elisée retournent, l’une à la NEF, l’autre au Crédit Coopératif, pour reposer des questions.

V- Divers.

AuvaBio ( association de producteurs bio pour la logistique) et la doume : il était prévu que la doume aille se présenter à leur CA, mais le confinement et les difficultés actuelles repoussent l’échéance.

– GMF : le contrat a été fait quand nous avions 120 adhérents : infos à mettre à jour ! On garde cette assurance qui est fiable, pas chère et couvre nos besoins.

. Peut-on savoir comment se situe la doume par rapport aux autres monnaies du réseau ? (nous sommes les seuls à afficher nos données en temps réel). Danielle demande à Marie Fare les résultats de son enquête.

– seulement 60 prestataires ont coché la case « j’accepte e-doume », pourquoi ?   e-doume est peu connue par beaucoup de prestataires. Signaler que e-doume, contrairement à la carte bleue, ne fait payer aucune commission.

Fin . Prochain collectif début mai. Où en serons-nous alors ?

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