Assemblée Générale du 15 octobre 2016

COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE

DU 15 OCTOBRE 2016

salle Victor Hugo à Clermont-Ferrand

Présents : entre 30 et 40 adhérents.

Sujet de la réunion : entendre les rapports des universitaires qui ont enquêté sur la perception de la doume par ses adhérents et le grand public et en tirer des conclusions pour orienter notre communication interne et externe.

Déroulement :

Discours d’accueil

extrait : « Après les rapports que vous allez entendre, les discussions qui s’ensuivront vont nous mener au coeur de la problématique majeure d’une monnaie locale, à savoir : « Comment concilier l’extension du mouvement avec la fidélité aux valeurs premières » ?

L’après-midi va être divisé en deux parties : Dans la première, Ariane Tichit vous présentera un power-point résumant le travail qui a été fait pendant deux ans par un groupe d’Universitaires dans la cadre d’un partenariat recherche-action entre l’ADML 63 et l’Université.

Le thème : Comment la doume est-elle perçue par le tout venant du public, et par ses adhérents ? Et à partir de là, y a-t-il un lieu commun, un terrain d’entente, qui permettra de se faire entendre de gens qui n’ont pas encore été sensibilisés aux grands problèmes écologiques et financiers de notre monde mondialisé ? 

La deuxième partie, plus pragmatique, s’appuiera sur le rapport de Laura, notre stagiaire qui pendant quatre mois a fait le tour des prestataires de la doume. Ce stage avait lieu en début d’année et ne prend pas en compte l’évolution actuelle du réseau qui a bien continué sa progression, mais cela nous permettra quand même d’aborder quelques points importants dans la gestion de la circulation de la doume dans le réseau.

Et si jamais on a le temps, à la fin on vous parlera d’autres projets en cours. »

Première partie

1) Présentation du résultat du travail d’enquête des Universitaires dans le cadre du partenariat Recherche-Action financé par la Région.

Ariane Tichit présente un power-point pour présenter ce résultat (ci-dessous en pièce jointe vous trouverez un résumé écrit rédigé par Ariane, ainsi que le rapport d’Emilie Ramillien, ethnologue, qui ne pouvait être présente ce jour-là pour raisons de santé).

Présentation_AG_15_10_2016

rapport-final

article-ethno-v1

(plus d’informations ici)

Les enjeux : à partir du constat que les comportements et les représentations des adhérents de la doume restent éloignés de ceux du grand public, voulons-nous que notre monnaie reste une monnaie « communautariste » (ceux qui sont militants, écolos, altermondialistes, amapiens…) qui recrute par cercles concentriques – ou voulons-nous qu’elle intègre de nouveaux publics à priori éloignés de celui-ci ?

Question annexe : voulons-nous que la doume ait un véritable impact intellectuel et économique, et sommes-nous prêts pour cela à chercher à adapter notre communication pour nous faire entendre ?

Analyse des universitaires :

a) Si nous avions une meilleure communication interne, nous serions plus sûrs de nos valeurs et de notre volonté, et nous oserions davantage nous confronter au public tout-venant ; donc il faut améliorer notre communication interne sous la forme par exemple de la poursuite des sessions de formation lancées l’année dernière et de la mise en place d’une newsletter.

b) Pour établir une relation de communication avec le grand public, il faut, selon Nicolas Duracka, (l’un des enseignants intégrés au partenariat recherche-action), trouver au moins un point d’accord commun, sinon, nos idées sont rejetées d’entrée et on ne nous écoute plus. Ce point commun, c’est : « dynamiser l’économie locale ». D’où une proposition de modifier nos billets, qui sont les premiers flyers que peut lire le public, (et cela est d’autant plus opportun qu’une deuxième édition, sur du papier plus conforme à du papier-monnaie, doit avoir lieu dans très peu de temps.) Et, deuxième proposition, concevoir des instruments de communication plus légers, plus accessibles intellectuellement et plus centrés sur le territoire.

2) Travail de réflexion en deux tables, suivi d’une validation en grand groupe.

Table 1 : modification du billet.

– Supprimer « monnaie locale complémentaire » qui est une notion quasi-juridique, et le remplacer par « monnaie citoyenne du Puy-de-Dôme ». (Le mot « citoyen » est important pour expliquer qui porte cette monnaie : une association vouée à cet objet et non une entité administrative).

– Remplacer le slogan «  donnons du sens à nos échanges », trop flou, par le slogan minimaliste : « soutenons l’économie locale ».

– Rendre plus visible l’image du Puy-de-Dôme et la généraliser sur tous les billets.

Table 2 : retravailler notre communication externe.

Un groupe de travail est constitué pour travailler sur les documents explicatifs destinés au grand public. (Damien Verhille, Colette Boudou, Ariane Tichit, Christine Dauptain). Ce groupe est chargé d’insister sur les éléments suivants :

– favoriser l’économie locale (proximité)

-le meilleur de notre économie locale (qualité)

– AGIR : citoyen/responsable/construire/dynamiser

Le groupe rédigera un flyer d’une seule feuille (A5) pour qu’il soit distribué en nombre, chez les prestataires par exemple.

Pour rejoindre ce groupe, s’adresser à Damien Verhille : doume.riom@gmail.com

Deuxième partie

Vous trouverez le résumé de Laura sur son travail ici: resume-de-laura . Il s’agit donc du ressenti des prestataires qui avaient adhéré la première année. Laura a complété ensuite en répondant aux questions de la salle.

Ce qui est encourageant : ni la comptabilité, ni la plus ou moins grande disponibilité des responsables locaux, ne sont relevés comme des difficultés. Et l’intérêt pour le concept des monnaies locales est toujours bien présent.

Par contre l’usage du logiciel de gestion doume.org, s’il n’est pas considéré comme difficile par ceux qui s’en servent, est laissé de côté par un grand nombre, qui préfèrent le simple contact humain. L’inconvénient c’est que les prestataires doume ne créent pas de nouvelles relations entre eux, et ne voient pas apparaître les nouveaux, d’autant plus qu’ils ne vont pas beaucoup aux réunions. Et la page marchés/AMAPS n’est pas remplie.

L’écoulement des doumes est évidemment plus facile pour les intermédiaires que pour les producteurs, surtout les agriculteurs qui vivent presque en autarcie. Un taux de reconversion en euros qui serait autre que 0 % serait considéré comme un frein à l’adhésion au réseau.

Le taux de paiement en doumes reste généralement trop faible (entre 0 et 5 % à l’époque) – il faudrait donc plus d’utilisateurs.

Les sondés voudraient aussi de nouveaux débouchés pour leurs doumes ; il faut donc étendre le réseau des prestataires.

Enfin ils trouvent que la doume manque de visibilité dans les médias.

Quelques suggestions de la salle suite à ce rapport :

MEDIAS :

– écrire et envoyer des articles régulièrement à « La Montagne » à l’occasion d’événements. Etre en contact avec les correspondants locaux de ce journal.

– si des étudiants cherchent un projet concret dans le cadre de leurs études, leur proposer de faire une page facebook sur un groupe local (à condition de bien marquer le lien avec nos sites et de bien se renseigner sur le fonctionnement de la doume)

ACTIONS EN DIRECTION DES PROFESSIONNELS

– à ceux qui réfléchissent à une future adhésion, montrer à partir du rapport de Laura que les difficultés ne sont pas aussi grandes qu’ils pensent

– quadriller les boutiques d’un quartier le même jour pour demander : « acceptez-vous la doume ? »

– promotion des prestataires : réaliser des vidéos ou des reportages photos sur tel ou tel prestataire et les mettre en ligne, aller en nombre dépenser des doumes le même jour chez le même, demander à La Montagne de faire un article sur l’un d’eux.

VISIBILITE de la doume : tenir des stands sur les marchés, laisser des flyers chez les commerçants.

La concrétisation de ces actions dépend bien sûr de la vigueur des groupes locaux.

A noter que toutes les actions à signaler sont à envoyer à l’adresse internet@doume.org, elles seront répercutées sur nos trois sites (adml63.org, doume.org, FBPourUneMonnaieLocalePuydomoise)

Troisième partie : exposition rapide de quelques projets en cours

1) Laverie de verres : projet commun entre l’ADML 63, le parc Livradois-Forez, et le pays d’Issoire. On a même un adhérent qui serait prêt à assumer la responsabilité de la future entreprise. Cependant le projet a été retardé du fait que l’étude de marché prévue n’a pas été réalisée par l’étudiante à qui on l’avait confiée. Une autre étude de marché est en cours.

2) refonte du logiciel de gestion doume.org par Stephan et deux autres informaticiens pour le mettre en open source afin que d’autres monnaies du même type que la nôtre puissent en bénéficier. Ce gros travail nécessite salaire, et le coût total (30 000 euros) sera supporté par un appel à financement participatif sur Ulule.

3) la newsletter, encore à construire (appel à volontaires pour aider Angèle Dransart, a.dransart@gmail.com)

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